Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 04:26

Un travailleur humanitaire français a été enlevé lundi matin à Kaboul. Dany Egreteau, 32 ans, effectuait son premier séjour en Afghanistan. Sa disparition intervient deux semaines après l'assassinat d'une ressortissante britannique bénévole dans une ONG chrétienne. Le président afghan Hamid Karzaï avait aussitôt appelé les travailleurs humanitaires à la vigilance en évitant les déplacements qui ne seraient pas nécessaires.Les conditions de travail des humanitaires sont de plus en plus difficiles en Afghanistan : de janvier à septembre, 146 actes de violence contre des ONG y ont été recensés, contre 135 pour toute l’année 2007.

Pensez-vous que les ONG doivent continuer à envoyer des travailleurs humanitaires dans les pays en guerre, malgré les risques encourus ?

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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 04:21

Après dix ans d’expérience dans le lobbying associatif (Handicap International, Solidarité SIDA), Karine Gavand est nommée en 2006 responsable de la campagne "Climat" de Greenpeace France. Présente à Copenhague à l’occasion du sommet des Nations Unies, elle nous raconte le quotidien d’un responsable d’ONG et les coulisses des négociations climatiques.

- Surveiller, s’informer
"La base du travail, c’est la veille sur l’actualité et la recherche d’informations sur les différents enjeux du climat, comme l’énergie ou la 
déforestation. Nous avons aussi des conférences téléphoniques hebdomadaires avec les autres chargés de campagne "Climat" de Greenpeace à l’étranger. Et une équipe de juristes et d’experts rattachée au siège international de Greenpeace nous aide à extraire la substantifique moelle des différents rapports qui tombent, car nous n’avons pas le temps d’étudier tous les textes en profondeur."

- Le lobbying
"Le travail de lobbying se fait à deux niveaux. Auprès des pouvoirs publics d’abord. Nous rencontrons régulièrement les experts des différents ministères concernés par le dossier climatique : Écologie, Économie, Affaires étrangères… On échange avec eux sur des questions très techniques, comme les transferts de technologie entre pays riches et en développement. Ensuite, nous sommes reçus avec les autres ONG par Jean-Louis Borloo ou Nicolas Sarkozy, avec qui nous abordons plutôt des questions de stratégie et d’alliances au niveau international sur la question climatique."

- Les ONG : alliées ou rivales ?
"L’action des ONG est coordonnée au niveau politique par le Réseau Action Climat (RAC), qui regroupe une quinzaine d’associations. Au lieu d’avoir dix interlocuteurs différents qui frappent à sa porte, le ministère de l’Écologie n’en a qu’un seul. On travaille vraiment en collaboration avec les autres associations. Le contact est permanent et chacun apporte son expertise. Oxfam, par exemple, n’est pas spécialiste des modèles énergétiques, mais cette ONG a une vraie expérience de terrain et une grande connaissance des différents systèmes de transfert d’argent pour l’adaptation au changement climatique. Après un événement ou une rencontre ministérielle, nous décidons de publier des communiqués communs ou séparés. Chaque organisation peut porter la même demande, avec un ton et des mots qui lui sont propres."

- Porte-parole d’une cause internationale
"Nos demandes se fondent sur les conclusions des scientifiques, notamment ceux du 
GIEC. Nous nous appuyons sur ces faits pour faire ensuite pression auprès des politiques. Pour être cohérent, le réseau international doit être structuré et parler d’une seule voix. Par exemple, je ne m’autorise jamais à commenter la politique chinoise avant d’avoir parlé avec nos collègues du bureau chinois. Mais nous ne sommes pas que des porte-parole. La production personnelle tient aussi une place importante dans notre travail, notamment à travers la publication de rapports."

- Communiquer au plus grand nombre
"Il faut identifier les bonnes cibles et utiliser différents leviers pour parvenir à les toucher. Sur Copenhague, par exemple, il était essentiel d’avoir l’opinion publique avec nous. Il faut effectuer un gros travail de communication auprès des médias. C’est essentiel de prendre le temps de rencontrer les journalistes, de déjeuner avec eux, de faire de la pédagogie pour faire passer notre message. Nous avons également des discussions avec les syndicats et les partis politiques qui sont dans l’opposition. Nous sommes un vrai contre-pouvoir, donc nous cherchons à utiliser leur rôle politique afin qu’ils se positionnent sur les causes que nous défendons."

- Les rapports avec les lobbies industriels
"Nous cherchons à être le plus limpides possible et surtout à être entendus partout. Tout le contraire des grosses entreprises du secteur énergétique, qui négocient de façon beaucoup plus opaque et ne savent pas toujours quoi nous dire lorsqu’on se croise dans les couloirs des ministères. Récemment, lors d’une réunion organisée par Brice Lalonde, ambassadeur de la France pour le sommet de Copenhague, des représentants d’EDF n’ont pas hésité à présenter, à mots couverts, le 
nucléaire comme une solution pour le climat…"

- Borloo et la stratégie de la France
"Jean-Louis Borloo est concerné par l’enjeu climatique. Son 
plan justice-climat semble être une initiative très personnelle, plutôt en décalage avec les positions défendues officiellement. La stratégie de la France, c’est un peu "tendre le bâton mais cacher la carotte." On a l’impression qu’ils attendent le dernier jour pour annoncer combien ils mettront sur la table, comme ça les pays en développement seront obligés d’accepter. C’est une partie de poker menteur."

- Entre espoir et découragement
"On passe vraiment par des hauts et des bas. Je suis rentrée des négociations de Barcelone profondément déprimée. On a eu des centaines de réunions, de discussions sur la place d’une virgule dans un texte. Un temps perdu incroyable. Quand le "groupe Afriqu" a haussé le ton pour demander combien l’Europe était vraiment prête à mettre sur la table, j’ai quand même entendu dans les couloirs des représentants de l’UE qui accusaient ces Etats de leur faire perdre du temps…
Les retombées chiffrables, palpables, de notre travail, on les perçoit surtout grâce aux pétitions et à la mobilisation du public. L’important, c’est de faire réagir, que l’on parle de nos actions. C’est plus dur au niveau politique, où tout n’est pas toujours bien perçu. Notre 
classement des chefs d’Etat sur le climat, par exemple, a été bien reçu par les médias et le public, mais le ministère a mal accepté que Sarkozy ne reçoive qu’une note de 3,7/10. Alors on en discute en leur expliquant notre grille de notation."

- L’emploi du temps à Copenhague
"Nous sommes quatre de Greenpeace France à partir à Copenhague. Nous allons passer beaucoup de temps à nous coordonner, mais c’est le seul moyen de ne pas tomber dans la cacophonie ambiante. Au programme donc : briefings le matin et débriefing le soir après une journée de réunions. Il faut aussi rencontrer la délégation française, participer aux manifestations et actions coup de poing, et surtout être présent dans les couloirs pour avoir des infos, savoir ce qui se trame."

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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 04:19

Entre 1990 et 2008, les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 40%. Déjà visibles, les conséquences environnementales de cette concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère vont devenir rapidement incontrôlables si l’Homme ne parvient pas à limiter le réchauffement climatique à 2°C, objectif affiché du Sommet de Copenhague qui débute le 7 décembre. Présentation des impacts pour la planète des différents scénarios de réchauffement, d’après les modèles climatiques établis par les scientifiques.

Le contexte

Depuis le début de l’ère industrielle, la température de l’air s’est réchauffée de 0,7°C. Mais l’accélération du phénomène ces dernières décennies va entraîner une augmentation beaucoup plus importante et rapide des températures. "La température moyenne de l’air devrait se réchauffer entre 2 et 7 degrés en 2100 par rapport à la période industrielle", écrit l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam, dans une synthèse publiée fin novembre des différentes études scientifiques parues depuis 2007.

Les scénarios de réchauffement

• +1°C : moins de glace, plus de pluie
Un réchauffement de la température de l’air d’au moins 1°C est inévitable à moyen terme. Il se traduit par un dérèglement important du rythme des moussons asiatiques. La fréquence et l’intensité de ces précipitations augmentent le risque d’inondations et de destruction des cultures. 
Un degré supplémentaire signifie également la fonte accélérée d’une grande partie des glaces de la calotte Arctique ainsi qu’une panne du système des courants océaniques comme le Gulf Stream, qui contribue à rafraîchir le climat en Europe.

• +2°C : mort du corail et érosion des sols
A force d’absorber des quantités toujours plus grandes de CO2, 
les océans s’acidifient. Un phénomène qui met en péril la survie des récifs coralliens, qui constituent un réservoir de biodiversité exceptionnel. La faune et la flore terrestres ne sont pas épargnées non plus, puisqu’un tiers des espèces vont quitter leur habitat naturel pour tenter de survivre au changement climatique, certains écosystèmes ayant atteint leur point de rupture.
Autre conséquence d’un réchauffement de deux degrés : la sécheresse, qui érode les sols, compromettant la fertilité des terres arables. La production alimentaire pourrait même baisser de près de 40% en Afrique subsaharienne, en Amérique centrale ou en Asie du Sud-Est, entraînant un hausse significative du nombre de personnes souffrant de la faim (plus d’un milliard en 2009).

• +3°C : montée des eaux et forêts asséchées
Un réchauffement de 3°C signifie une hausse importante du niveau des océans, notamment sous l’effet de la fonte de la banquise. Des études scientifiques récentes indiquent que cette hausse pourrait atteindre un à deux mètres, des chiffres bien supérieurs aux prévisions initiales du GIEC (de 18 à 59 cm). Le phénomène menace plus de 380 millions de personnes vivant dans des régions côtières situées à moins de 10 mètres d’altitude, notamment dans les 
mégalopoles d’Asie du Sud-Est.
La hausse des températures augmente le taux d’évaporation de l’air et donc la fréquence de pluies toujours plus acides du fait de la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Maintenu en état par la capacité de la forêt amazonienne à stocker du carbone, le cycle des pluies en Amérique du sud risque d’être complètement bouleversé. Victimes de la sécheresse, les autres forêts tropicales, comme celle du Bassin du Congo, deviennent des 
puits de carbone de moins en moins efficaces.

• +4°C : des catastrophes naturelles au quotidien
La sécheresse augmente la pression déjà importante sur les ressources en eau ainsi que le risque d’incendies, notamment dans les forêts boréales de Russie. Près de la moitié des marécages et zones humides disparaissent sous l’effet conjugué des vagues de chaleur et de la montée des eaux. Des dizaines de millions de réfugiés climatiques fuient leur pays d’origine, notamment dans les régions les plus exposées au changement climatique (sous-continent indien, îles du Pacifique, Afrique de l’Ouest…).
La pression sur les ressources en eau devient insupportable. Les glaciers himalayens, qui alimentent aujourd’hui 85% des réseaux d’eau douce en Asie du Sud-Est, fondent à cause de la hausse des températures. La destruction des milieux naturels et la crise alimentaire favorisent le développement de maladies mortelles comme la diarrhée, la dengue ou la malaria.

• +5° à +7°C : le chaos
L’extinction de la 
biodiversité mondiale se poursuit, avec la disparition de plus de 40% des espèces animales et végétales recensées à ce jour.
La concentration de CO2 dans l’atmosphère bat des records, notamment sous l’effet de la fonte du 
permafrost, une couche de glace présente en Sibérie, en Alaska et au Canada, qui stockait jusqu’alors plusieurs dizaines de gigatonnes de CO2 par an.
Les phénomènes météorologiques extrêmes (raz-de-marée, cyclones, canicules…) sont de plus en plus violents. Le coût financier de ces catastrophes devient incontrôlable, représentant 20% à 30% du PIB mondial, conformément aux calculs de l’économiste britannique Nicholas Stern. Surtout, cliniques et hôpitaux ne parviennent plus à faire face à l’afflux de personnes victimes de catastrophes naturelles ou de maladies liées à la dégradation de l’environnement.

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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 04:11

L’actu : les pesticides ont un impact négatif sur le développement du fœtus (taille du crâne, poids à la naissance), selon une étude réalisée par des scientifiques de l’Inserm en Bretagne auprès de femmes enceintes.

Le contexte

L’étude épidémiologique Pélagie, réalisée par les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), a permis d’analyser l’impact des pesticides sur le déroulement de la grossesse et la croissance intra-utérine. Elle a été réalisée entre 2002 et 2006 auprès de 3 421 femmes enceintes recrutées dès le premier trimestre de leur grossesse, dans trois départements de Bretagne (Ile-et-Vilaine, Finistère, Côtes d’Armor), une région particulièrement exposée aux pesticides du fait de l’activité agricole.

Les conclusions de l’étude Pélagie ont été présentées le 9 décembre à Paris, à l’occasion du colloque "Santé-environnement, santé-travail" organisé par l’Agence nationale de la Recherche (ANR). La publication des conclusions définitives de l’étude est attendue pour le premier semestre 2010.

L’enjeu

Plusieurs études scientifiques ont déjà démontré l’impact sur le développement intra-utérin et postnatal de produits toxiques comme le plomb ou le mercure. L’étude Pélagie démontre l’impact sur le développement du fœtus d’autres perturbateurs endocriniens (qui entraînent un dérèglement hormonal) : les pesticides.

L’atrazine, un herbicide utilisé à grande échelle aux Etats-Unis, au Mexique ou en Chine, a été interdit en France à la fin de l’année 2003. Pourtant, ce produit est présent dans les urines de 5% des 3421 femmes participant à l’étude Pélagie, ce qui indique qu’il peut rester présent plusieurs années dans l’environnement.

Si les concentrations restent assez faibles, elles ont malgré tout un impact sur le développement intra-utérin. Ainsi, un foetus dont la mère présente des traces d’atrazine dans ses urines pèse en moyenne 100 grammes de moins qu’un fœtus "normal", et a un périmètre crânien inférieur d’environ 0,5 cm en moyenne.

La concentration de molécules de pesticides dans l’air des communes de résidence des femmes enceintes qui ont participé à l’étude a également un impact sur la croissance intra-utérine.

En revanche, il n’existe "pas d’association évidente entre la présence d’atrazine et le développement d’anomalies congénitales majeures" a déclaré Cécile Chevrier, chercheur à l’Inserm, lors de la présentation de l’étude.

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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 04:08

L’actu : trois maïs OGM fabriqués par la firme américaine Monsanto provoquent des signes de toxicité chez les mammifères, selon une étude réalisée par des chercheurs français, dont les résultats ont été publiés début décembre dans la revue International Journal of Biological Sciences.

Le contexte

Les chercheurs du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen) et des Universités de Rouen et Caen ont réalisé la première contre-expertise de trois OGM fabriqués par le semencier Monsanto. Il s’agit de maïs qui produisent des insecticides (MON 810 et MON 863) et absorbent du désherbant Roundup (NK 603).

C’est sur la base des données scientifiques communiquées par la firme américaine que les autorités sanitaires ont approuvé la commercialisation en Europe et aux Etats-Unis de ces trois OGM. Les résultats des tests de Monsanton’étant pas publics, les chercheurs français ont dû multiplier les demandes officielles et les recours en justice avant d’obtenir le droit de "contre-expertiser" les données scientifiques de Monsanto.

L’enjeu

La contre-expertise des chercheurs du Criigen montre que les maïs MON 810, MON 863 et NK 603 ont des effets sur le foie et le rein, principaux organes réagissant en cas d’intoxication alimentaire chimique. Ces trois OGM auraient également des effets, moins systématiques, sur le cœur, les glandes surrénales, la rate et les globules sanguins.

Le maïs NK 603, par exemple, entraîne une hausse du poids du cœur et des fuites rénales. Quant au MON 810, "outre les effets sur le foie et les reins, il provoque une augmentation moyenne de 18% du poids de la rate", d’après le Professeur Gilles-Eric Séralini, expert membre de la Commission Lepage pour la réévaluation des biotechnologies, créée en 2008 par la présidence du Conseil des Ministres de l’Union Européenne.

Les tests de Monsanto ont été réalisés sur des rats et durant seulement trois mois. "Des tests aussi courts (90 jours) et avec si peu d’animaux étudiés par groupe (10) ne peuvent pas apporter des preuves finales de toxicité ou d’innocuité", explique le Criigen dans un communiqué. Pour déterminer les risques sanitaires liés à la consommation d’OGM, le Professeur Séralini estime nécessaire de "respecter les mêmes normes internationales que pour les médicaments, avec des études dites "de vie entière", d’une durée de deux ans."

La contre-expertise du Criigen remet aussi en question la crédibilité des autorités sanitaires (EFSA, AFSSA, CGB*), qui ont toutes donné leur feu vert à la commercialisation de ces trois OGM. Dans son communiqué, l’organisme souligne ainsi "le conflit d’intérêt et l’incompétence de ces comités" pour avoir un avis sur leur contre-expertise alors qu’ils ont déjà autorisé ces maïs.

Pour en finir avec l’opacité des procédures d’autorisation des OGM, Gilles-Eric Séralini propose "de mettre en place, dans un premier temps, une transparence sur les analyses de sang des rats pour tous les OGM. Ensuite, il faut des expertises contradictoires, exactement comme en justice, car je ne crois plus à l’indépendance de l’évaluation."

D’ici là, le Criigen demande à ce que "l’importation et la culture de ces OGM soient fermement interdites."

*EFSA : Autorité européenne de sécurité des aliments, AFSSA : Agence française de sécurité sanitaire des aliments, CGB : Comité européen et français de sécurité des aliments

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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 05:18

Depuis septembre, les associations caricatives comme la Croix-Rouge ou les Restos du Cœur constatent une hausse de la fréquentation de leurs centres. Le récent rapport annuel sur la pauvreté du Secours Catholique souligne l’extension de la précarité. Salariés peu rémunérés, jeunes qui débutent, retraités, familles monoparentales, petits chefs d’entreprise : voilà les nouveaux pauvres engendrés par la crise. La demande de microcrédit (prêts financiers accordés aux plus démunis n’ayant pas accès au crédit bancaire) risque donc d’augmenter, dans les années à venir.

Le microcrédit peut-il être une solution à la crise en France ?
Saviez-vous que le microcrédit existait depuis 1971?

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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 05:16

L’autorité européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) a récemment déclaré que la culture du maïs génétiquement modifié MON810 de la firme Monsanto était ''sans risque pour la santé et l'environnement''. Plusieurs ONG ont immédiatement protesté contre cette décision. France Nature Environnement appelle à une réforme du processus de sélection des experts de la EFSA, tandis que Greenpeace qualifie ce jugement d’ « absurde ». A ce jour, l'Allemagne, la France, la Grèce, l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg ont choisi de suspendre la culture de cette variété de maïs au nom du principe de précaution.

OGM: craignez-vous pour votre santé?

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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 05:13

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) estime que les objectifs de la communauté internationale pour arrêter l’appauvrissement de la biodiversité mondiale d’ici 2010 ne seront pas atteints. Dans un rapport intitulé "Les espèces sauvages dans un monde en mutation", l'UICN dresse une liste de près de 50 000 espèces menacées, faune et flore confondues. Près de 17 000 d’entre elles seraient directement menacées d’extinction.

Constatez-vous un appauvrissement de la biodiversité autour de vous?

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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 05:09

En 2007, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, parlait du conflit au Darfour comme de la première guerre due au réchauffement climatique, à l’origine d’importantes pénuries d’eau dans la région. Un lien de cause à effet qui pourrait devenir de plus en plus évident dans les années à venir. Des chercheurs américains viennent de démontrer qu’en Afrique subsaharienne, une hausse de 1% de la température entraîne une augmentation de 4,5% du nombre de guerres civiles la même année et de 0,9% l’année suivante.

Climat : craignez-vous que le réchauffement ne provoque des guerres ?

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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 05:05

Selon une étude publiée en 2006 par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), l’élevage serait responsable de 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pour protester contre la consommation de viande, dix personnalités françaises de la scène environnementale (Pierre Rabhi, Allain Bougrain-Dubourg, Corinne Lepage, Jean-Marie Pelt…) mènent une grève de la viande durant toute la durée du sommet de Copenhague. Objectif "briser l’omerta de l’impact écologique de la surconsommation de viande", selon l’association de défense des animaux L214. En marge du sommet de Copenhague, l’ex-Beatles Paul McCartney a proposé l’instauration en Europe d’une "journée sans viande" pour lutter contre le réchauffement climatique.

Êtes-vous prêt à réduire votre consommation de viande ?

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